Récital d'Evangelina Mascardi

9 months ago

Théâtre les Salons

Association des Concerts de Musique Ancienne Genève

Récital d'Evangelina Mascardi - Concerts

Programme de récital Evangelina Mascardi    Preludio, Fuga et Allegro BWV 998               Johann Sebastian Bach (1685-1750) Preludio BWV 999 Preludio Fuga et Ciaccona                               Sylvius Leopold Weiss (1686-1750) Entracte   Tombeau pour la Mort du Mr Logy                 Sylvius Leopold Weiss (1686-1750) Partita in C moll BWV 997                             Johann Sebastian Bach (1685-1750) Preludio, Fuga, Sarabande, Giga et Double   Lute made by Cezar Mateus (New Jersey 2010)       Les sept compositions communément appelées œuvres pour luth de Johann Sebastian Bach, malgré plus d’un siècle de recherches, ne semblent pas vouloir dévoiler complètement le mystère de leur naissance, de leur véritable destination instrumentale et de l’idée que Bach avait de l’instrument, qui, dans sa dernière évolution organologique, continuait, après près de trois siècles de gloire, à recevoir l’attention de la plus haute lignée musicale. La seule certitude est qu’elles sont effectivement de Bach, et non pas des œuvres apocryphes comme presque toutes celles qui se trouvaient dans le Vol. 45 de la première "Bach Gesellschaft", publiée en 1897, lorsque les œuvres du luth avaient été imprimées pour la première fois. Au cours du XVIIIème siècle, le luth affronte, dans presque toute l’Europe, une phase de déclin qui le conduira vers sa disparition définitive de la scène musicale à la fin du siècle. Au contraire, en Allemagne, il connut une fortune imposante qui fut le présupposé de la naissance du plus important legs allemand à la littérature concernant l’instrument. La magnifique école de luthistes allemands du XVIIIème siècle, qui est une dérivation directe de l’école française du siècle précédent, dont elle adopte l’accord nouveau (en ré mineur dans les six premiers chœurs des aigus, puis sept chœurs diatoniques dans les basses accordables selon la tonalité), fut riche de virtuoses et inclut des noms qui allèrent bien au-delà de la simple réputation locale, surtout celui de Silvius Leopold Weiss (1687-1750). Il est donc naturel qu’un musicien du niveau et de la sensibilité de Bach s’intéresse à l’instrument, d’autant plus qu’il se trouve plusieurs fois en contact avec des luthistes de grande envergure. Leipzig, où Bach a passé les 27 dernières années de sa vie, avait en effet toujours été un centre de grande activité luthiste depuis le XVème siècle et il eut de nombreux contacts professionnels et amicaux avec des musiciens dont l’activité était en quelque sorte liée au luth. À cette époque, Bach utilise également le luth dans des compositions de grande envergure comme les premières versions de la Johannes-Passion BWV 245 et de la Matthäus-Passion BWV244 et la Trauer Ode BWV 198.

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Récital d'Evangelina Mascardi

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Programme de récital Evangelina Mascardi    Preludio, Fuga et Allegro BWV 998               Johann Sebastian Bach (1685-1750) Preludio BWV 999 Preludio Fuga et Ciaccona                               Sylvius Leopold Weiss (1686-1750) Entracte   Tombeau pour la Mort du Mr Logy                 Sylvius Leopold Weiss (1686-1750) Partita in C moll BWV 997                             Johann Sebastian Bach (1685-1750) Preludio, Fuga, Sarabande, Giga et Double   Lute made by Cezar Mateus (New Jersey 2010)       Les sept compositions communément appelées œuvres pour luth de Johann Sebastian Bach, malgré plus d’un siècle de recherches, ne semblent pas vouloir dévoiler complètement le mystère de leur naissance, de leur véritable destination instrumentale et de l’idée que Bach avait de l’instrument, qui, dans sa dernière évolution organologique, continuait, après près de trois siècles de gloire, à recevoir l’attention de la plus haute lignée musicale. La seule certitude est qu’elles sont effectivement de Bach, et non pas des œuvres apocryphes comme presque toutes celles qui se trouvaient dans le Vol. 45 de la première "Bach Gesellschaft", publiée en 1897, lorsque les œuvres du luth avaient été imprimées pour la première fois. Au cours du XVIIIème siècle, le luth affronte, dans presque toute l’Europe, une phase de déclin qui le conduira vers sa disparition définitive de la scène musicale à la fin du siècle. Au contraire, en Allemagne, il connut une fortune imposante qui fut le présupposé de la naissance du plus important legs allemand à la littérature concernant l’instrument. La magnifique école de luthistes allemands du XVIIIème siècle, qui est une dérivation directe de l’école française du siècle précédent, dont elle adopte l’accord nouveau (en ré mineur dans les six premiers chœurs des aigus, puis sept chœurs diatoniques dans les basses accordables selon la tonalité), fut riche de virtuoses et inclut des noms qui allèrent bien au-delà de la simple réputation locale, surtout celui de Silvius Leopold Weiss (1687-1750). Il est donc naturel qu’un musicien du niveau et de la sensibilité de Bach s’intéresse à l’instrument, d’autant plus qu’il se trouve plusieurs fois en contact avec des luthistes de grande envergure. Leipzig, où Bach a passé les 27 dernières années de sa vie, avait en effet toujours été un centre de grande activité luthiste depuis le XVème siècle et il eut de nombreux contacts professionnels et amicaux avec des musiciens dont l’activité était en quelque sorte liée au luth. À cette époque, Bach utilise également le luth dans des compositions de grande envergure comme les premières versions de la Johannes-Passion BWV 245 et de la Matthäus-Passion BWV244 et la Trauer Ode BWV 198.