Ritualiser le deuil | Catherine Le Grand-Sébille

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Ritualiser le deuil | Catherine Le Grand-Sébille

"Faire vivre nos morts en nous de multiples manières, ne pas les oublier, est essentiel." L'importance des rites pour que chacun soit à sa place Conférence: "Célébrer les morts et les vivants aujourd'hui. Approche anthropologique contemporaine" Socio-anthropologue, Docteur en ethnologie et anthropologie sociale de l’EHESS, Maître de conférences honoraire, Catherine Le Grand-Sébillle a enseigné pendant une vingtaine d’années en faculté de médecine. Ses recherches portent sur la place faite à la mort dans notre société et dans les institutions accueillant des enfants, mais aussi des adultes malades et/ou très âgés. Elle accompagne par des formations ou des études qualitatives la réflexion de nombreuses équipes en hôpital ou en EHPAD sur la nécessité de pratiques symboliques autour de la mort. Elle travaille étroitement avec le milieu funéraire: membre du Comité national d’éthique du funéraire et co-fondatrice de l’association Questionner Autrement le Soin, elle nous propose une plongée dans les rites sociaux et précise leur valeur forte pour être ensemble dans l’hommage. Parce que la mort est un événement qui a lieu, il est important qu’elle ait une place, une reconnaissance, et que l'on fasse quelque chose autour de cet événement. Le rituel d’adieu a pour fonction de fixer la place de chacun, morts et vivants. Le groupe se saisit alors de symboles majeurs, de signes qui ont du sens et il les partage. Faire communauté passe ainsi par les fleurs, par les bougies. Le rite implique une dimension essentielle : la transmission, avec une forme de répétition dans les gestes, dans les actes que l’on va poser. Il peut être également infiniment réconfortant de savoir s’inventer ses propres rituels et ne pas craindre d’emprunter à d’autres rites.  Elle a récemment publié :- « Vêtir les morts aujourd’hui », in Les rites funéraires en Méditerranée, UMR.CNRS.LISA /Université de Corse, éd. Alain Piazzola, 2020- « Des défunts et des rites confisqués », Cahiers de l’Espace Éthique, hors-série, oct. 2020- « Des questions du mourir dans notre société touchée par la COVID. Approche socio-anthropologique », in Enfances & Psy, n° 87, 2020/3- « Fermer l’institution aux familles ? Péril dans la relation et confiscation des malades et des morts », in Pandémie 2020. Éthique, société, politique, sous la dir. de E. Hirsch, Les Éditions du Cerf, 2020- « Ne pas taire, ne pas oublier. Nécessité d’un retour d’expérience », in revue Crémation Magazine, n°17, 2021- « Anthropologie, Hygiène et distance » in Soins et spiritualités en temps de pandémie, l'épreuve de la COVID 19, Sauramps Médical, 2021e

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"Faire vivre nos morts en nous de multiples manières, ne pas les oublier, est essentiel."

L'importance des rites pour que chacun soit à sa place

Conférence: "Célébrer les morts et les vivants aujourd'hui. Approche anthropologique contemporaine"

Socio-anthropologue, Docteur en ethnologie et anthropologie sociale de l’EHESS, Maître de conférences honoraire, Catherine Le Grand-Sébillle a enseigné pendant une vingtaine d’années en faculté de médecine. Ses recherches portent sur la place faite à la mort dans notre société et dans les institutions accueillant des enfants, mais aussi des adultes malades et/ou très âgés. Elle accompagne par des formations ou des études qualitatives la réflexion de nombreuses équipes en hôpital ou en EHPAD sur la nécessité de pratiques symboliques autour de la mort.

Elle travaille étroitement avec le milieu funéraire: membre du Comité national d’éthique du funéraire et co-fondatrice de l’association Questionner Autrement le Soin, elle nous propose une plongée dans les rites sociaux et précise leur valeur forte pour être ensemble dans l’hommage.

Parce que la mort est un événement qui a lieu, il est important qu’elle ait une place, une reconnaissance, et que l'on fasse quelque chose autour de cet événement. Le rituel d’adieu a pour fonction de fixer la place de chacun, morts et vivants. Le groupe se saisit alors de symboles majeurs, de signes qui ont du sens et il les partage. Faire communauté passe ainsi par les fleurs, par les bougies. Le rite implique une dimension essentielle : la transmission, avec une forme de répétition dans les gestes, dans les actes que l’on va poser. Il peut être également infiniment réconfortant de savoir s’inventer ses propres rituels et ne pas craindre d’emprunter à d’autres rites.

 Elle a récemment publié :- « Vêtir les morts aujourd’hui », in Les rites funéraires en Méditerranée, UMR.CNRS.LISA /Université de Corse, éd. Alain Piazzola, 2020- « Des défunts et des rites confisqués », Cahiers de l’Espace Éthique, hors-série, oct. 2020- « Des questions du mourir dans notre société touchée par la COVID. Approche socio-anthropologique », in Enfances & Psy, n° 87, 2020/3- « Fermer l’institution aux familles ? Péril dans la relation et confiscation des malades et des morts », in Pandémie 2020. Éthique, société, politique, sous la dir. de E. Hirsch, Les Éditions du Cerf, 2020- « Ne pas taire, ne pas oublier. Nécessité d’un retour d’expérience », in revue Crémation Magazine, n°17, 2021- « Anthropologie, Hygiène et distance » in Soins et spiritualités en temps de pandémie, l'épreuve de la COVID 19, Sauramps Médical, 2021e