Ensemble Sankyoku - Abbatiale de Romainmôtier

Details zur Veranstaltung

Datum
Montag, 2. November - 20:00
Ort
Abbatiale de Romainmôtier
Genre
Konzerte
Veranstalter
Henosis
Ensemble Sankyoku - Abbatiale de Romainmôtier - Konzerte - Abbatiale de Romainmôtier

Beschreibung

Ensemble Sankyoku — Musique de chambre japonaise Cet événement est organisé avec le patronage de l’Ambassade du Japon en Suisse et fait partie de l’Automne de la culture japonaise coordonnée par le consulat du Japon à Genève. Le temps d'une soirée, l'abbatiale de Romainmôtier vibrera aux sonorités du Japon. L'Ensemble Sankyoku réunit quatre interprètes d'exception autour du sankyoku, la musique de chambre traditionnelle japonaise, née à l'époque d'Edo dans les salons des maîtres de musique aveugles, les kengyō. Trois instruments emblématiques la composent : le koto, cithare à treize cordes, le shamisen, luth à trois cordes, et le shakuhachi, flûte droite en bambou, auxquels se mêle le chant. Détaché du théâtre et de la danse, « musique pour la musique » mettant l'accent sur la pure valeur artistique, le sankyoku demeure aujourd'hui l'un des domaines les plus vivants de la scène musicale japonaise. Sur scène, deux maîtres incontestés venus de Tokyo dialogueront avec deux figures majeures de la diffusion de cette musique en Europe, pour une rencontre aussi rare que précieuse. Hiroko Hirano (koto, shamisen et chant), lauréate du prestigieux prix Miyagi, est professeure à l'Université Nationale des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo et invitée régulière des émissions musicales de la radio nationale NHK. Kizan Kawamura (shakuhachi), grand maître de l'école Tozan, a notamment remporté en 2009 le Grand Prix du Concours national de musique traditionnelle du Japon. Établie en France depuis 2005, Mieko Miyazaki (koto, shamisen et chant) mène une carrière internationale saluée. On lui doit notamment la transcription en première mondiale des Variations Goldberg de Bach pour koto seul. Suizan Lagrost (shakuhachi), flûtiste de formation devenu grand maître (daishihan) de l'école Tozan, se produit dans une quinzaine de pays et représente en France l'école ShinTozan-ryū. Que l'on soit passionné de musique, curieux de culture japonaise ou familier du Japon à travers le manga et l'animation, ce concert s'adresse à tous les publics : une invitation à s'immerger pleinement dans un art musical rare en Europe. Élevée vers l'an mil par les moines de Cluny, l'abbatiale de Romainmôtier, l'un des plus anciens sanctuaires romans de Suisse, offrira à ces timbres venus d'ailleurs l'écrin de ses pierres millénaires et de son acoustique généreuse. Programme 1. Midare - Mouvance (YATSUHASHI Kengyō 1614 - 1685) Cette oeuvre compte parmi les plus anciennes pièces du répertoire de koto qui nous soient parvenues. Cela s’explique peut-être par le fait que le koto était principalement joué par des musiciens aveugles, pour lesquels la transmission orale revêtait davantage d’importance que la transmission par la notation musicale. Le compositeur, YATSUHASHI Kengyō, est mort la même année que Jean-Sébastien BACH. Cette oeuvre peut ainsi être considérée comme un chef-d’oeuvre de la musique baroque pour koto. 2. Mizu no hentai - La métamorphose de l’eau (MIYAGI Michio 1894 - 1956) L’histoire de la musique connaît des figures exceptionnelles qui, à l’instar de Chopin dans la musique pour piano ou de Piazzolla dans le tango argentin, ont profondément renouvelé les conceptions de leur époque et contribué à faire évoluer la musique elle-même. MIYAGI Michio est l’un de ces génies. Cette oeuvre a été composée alors qu’il n’avait que quatorze ans. 3.Tsuru no Sugimori - L’imbriquage des grues de « Shakuhachi Honkyoku » Le terme Shakuhachi Honkyoku désigne les pièces instrumentales pour shakuhachi solo dont les origines remonteraient à une musique pratiquée dès le XVIᵉ siècle par les moines zen dans le cadre de leur entraînement spirituel. Fondées sur le souffle plutôt que sur une pulsation régulière, ces pièces se caractérisent par une structure musicale affranchie des contraintes métriques et par une transmission qui accorde une place essentielle à la dimension spirituelle. Elles concentrent ainsi certains des éléments fondamentaux de la musique japonaise. 4. Meikyō - Miroir diaphane (KINEYA Seihō 1914 - 1996) L’histoire du shamisen, instrument incontournable de la musique japonaise, est étonnamment récente : venu du continent chinois, il ne fut introduit au Japon qu’au XVIᵉ siècle. Il se répandit cependant à une vitesse fulgurante dans tout le pays et trouva rapidement sa place dans toutes les formes de la culture populaire : musique de chambre, musique de théâtre, fêtes et danses, mais aussi musique accompagnant les banquets dans les maisons de plaisir. Le shamisen de nagauta utilisé dans cette oeuvre est principalement associé au kabuki. Son timbre et sa technique de jeu sont très différents de ceux des instruments destinés à la musique de chambre. 5. Sarashi Gensōkyoku - Fantaisie sur (NAKANOSHIMA Kin’ichi 1904 - 1984) Cette oeuvre est due à l’un des grands maîtres du koto qui ont marqué le XXᵉ siècle, aux côtés de MIYAGI Michio. Alors que Miyagi était un grand amateur de musique classique occidentale, Nakanoshima semble avoir été profondément influencé par le jazz. Le terme sarashi désigne le travail consistant à rincer et blanchir des étoffes de lin ou de coton dans l’eau courante d’une rivière. Cette tâche était traditionnellement accomplie par de jeunes femmes. Le sarashi constitue un motif récurrent dans la musique et la littérature classiques japonaises, évoquant une scène familière de la vie quotidienne d’autrefois. 6. Tsuidō - Face à face (YAMAMOTO Hōzan 1937 - 2014) Cette oeuvre, composée en 1971 par le maître du shakuhachi de l’école Tozan, YAMAMOTO Hōzan I, Trésor national vivant du Japon, est un duo de shakuhachi qui jouit encore aujourd’hui d’une grande popularité. A l’instar des mangas et des arts martiaux, la musique de shakuhachi compte un grand nombre d’adeptes à travers le monde. C’est l’instrument japonais le plus international. Il existe également une association de joueurs de shakuhachi en Europe, l’European Shakuhachi Society (ESS), et tous les quatre ans, un festival, organisé à tour de rôle dans différents pays, réunit des joueurs de shakuhachi venus du monde entier. 7. Nebiki no matsu – Le jeune pin arraché avec ses racines (MITSUHASHI Kōtō v.1780 - 1832) Le sankyoku, formation réunissant trois instruments — koto, shamisen et shakuhachi — constitue la forme fondamentale de la musique de chambre classique japonaise. Cette oeuvre de célébration, qui exige une grande virtuosité, a fait l’objet d’un nouvel arrangement de la partie de shakuhachi, réalisé spécialement par Kizan Kawamura pour ce concert en Suisse. Nous vous invitons à découvrir un chef-d’oeuvre de la musique classique japonaise dans cette nouvelle version, présentée ici en première mondiale.  Informations pratiquesLundi 2 novembre 2026 · Abbatiale de RomainmôtierPortes 19h30 · concert 20h30 CHF · tarif réduit 25 CHFParking Le parking communal "Le Boléron" à la ruelle de la fontaine se trouve à proximité de l'Abbatiale